Zombie dans le métro

« 8h50 ! A peine arrivé sur le quai de la station Cambronne, mon sourire s’estompe. Le métro est en train d’arriver et je perçois les visages des voyageurs compressés contre les fenêtres, l’air hagard, résigné… Les roues s’immobilisent, les portes s’ouvrent… C’est reparti pour un tour ! »

C’est l’expérience quotidienne de millions de personnes. Et pour chacun, il s’agit plus d’un pénible moment subi que d’un simple trajet pour se rendre au travail. Silence, fuite de regard, énervement, égoïsme… Le métro nous modèle malgré nous et ne nous libère qu’une fois arrivés à l’air libre. Habitué très petit aux transports en communs, je n’ai pris conscience que très récemment du caractère quasi-universel déshumanisant que génère le métro. Et particulièrement celui de Paris qui bat tous les records de zombification !

Avec le phénomène « Zombie dans le métro », je vous propose de revisiter un décor quotidien sous un autre oeil. D’y découvrir comment l’environnement et les personnes croisées peuvent influer sur notre comportement. Et enfin, comment rester humain et même survivre aux accordéonistes !

 

Un conditionnement en station


« Une épidémie fulgurante »
Les usagers du métro ne sont pas (tous) des cons : ils le deviennent !

 

Un lieu oppressant

Dès le premier pas dans la station, la transformation s’amorce. La plupart du temps c’est une longue descente souterraine qui inaugure nos voyages. Nous quittons alors l’air libre et devons faire taire notre petite voie claustrophobe qui s’insurge à l’idée de s’enfoncer à nouveau dans cet environnement aux lumières artificielles et aux odeurs douteuses. Malgré les efforts réalisés pour garder l’endroit agréable (décoration contextuelle des stations, musiciens référencés pour adoucir l’ambiance, vendeurs à la sauvette et autres marchands de fruits), l’usager entre dans un environnement hostile où il va devoir trouver son chemin, éviter de se faire bousculer dans les dédales d’escaliers qui l’amèneront sur le quai.

Surpopulation instantanée

Aux heures de pointe, les stations voient leur espace se rétrécir jusqu’à devenir de longues files d’attentes et de circulation. Machines à ticket, barrières de paiement, couloirs, tout bouge et gesticule dans une chaleur et un bruit ambiant assourdissant. Certains se demandent même pour quelle raison absurde ils payeraient pour de si piètres conditions de bien-être. Ils n’hésitent alors pas à se faire passer pour notre ombre au moment de passer le tourniquet ! Dans ces conditions, difficile de trouver sa place et de la garder. Il faut être rapide, suivre le rythme, et ce jusqu’à en courir !

Une course contre sa propre montre

Réveil en panne ? Envie d’en finir au plus tôt ? Quelle qu’en soit la cause, les couloirs sont de véritables pistes d’athlétisme. Et ici, pas de relais, c’est chacun pour sa peau, le signal d’arrivée étant la sonnerie des rames à quai.

Le conditionnement est achevé et chacun est maintenant pressé et impatient d’être dans le métro. Malheur au touriste ou à l’indécis qui s’arrête subitement en plein virage pour se demander s’il n’aurait pas mieux fait de prendre la ligne dans l’autre sens. Il devient un obstacle à notre performance (arriver au quai), obstacle que nous bousculons avec plaisir. Après tout, « il pourrait se pousser ! »

 

La rame, zone de combat


« Evitez tout contact avec eux ! »
John Stuart Mill a dit : « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres »… John ne prenait pas le métro !

 

Aggression immunitaire

Si le métro accueille des humains, il est aussi le refuge de très nombreuses souris, rats, et même – selon certaines sources – de perroquets, reptiles, singes, fennecs et autres mangoustes ! Face à toute cette biodiversité, on ne s’étonnera pas que les microbes et virus soient aussi présents en légions ! Dans ces maisons ambulantes où chacun tousse, éternue ou tout simplement s’agrippe, nos organismes sont mis à rude épreuve. Je me souviens de ma première semaine à Paris : premiers trajets en métro, première rhinopharyngite ! Voyons les choses d’un oeil positif : le métro renforce notre système immunitaire. Veillons cependant à le consommer avec modération !

Une micro-société imposée

Un autre aspect des transports nous pousse dans nos retranchements. Nous ne voyageons pas avec nos collègues, amis ou même notre famille, mais bel et bien avec quiconque s’étant acquitté des frais d’entrée (ombres mises-à-part). Du SDF armé de son sac-à-dos élimé à l’aristocrate surmaquillée en tailleur Chanel, nos côtoyons les voisins que le destin – ou l’affluence – a placé à notre proximité. Et nous devons faire face à nos préjugés et autres croyances les concernant !

Etant donné cet aspect cosmopolite, quelques règles de bonne conduite doivent s’appliquer. Et comme tout le monde n’a pas les mêmes usages, les écrire n’est pas un luxe ! Ainsi, nous pouvons lire dans le métro parisien que les places assises en carré (le « carré VIP », nous y reviendrons) sont réservées en priorité aux « mutilés de guerre, aveugles civils et invalides du travail, infirmes civils, femmes enceintes et personnes accompagnées d’enfants de moins de 4 ans, personnes âgées de 75 ans et plus ». Ouf ! Heureusement que la loi est écrite !

Ce message est d’ailleurs une véritable preuve que le métro déshumanise ses occupants puisqu’il est nécessaire de leur rappeler de laisser leur place à un aveugle boitillant lorsqu’il est civil ! (Pour les autres aveugles, pas de soucis : « Fallait être civil ! »). A titre de comparaison, on pourra noter que nos amis Anglais doivent avoir de meilleures conditions de voyage, car leur message est bien plus adapté : « Merci de laisser votre place assise à quelqu’un qui en aurait plus besoin que vous ».

Destruction de notre espace intime

Nous sommes donc dans un espace confiné, stressé par notre course et potentiellement gêné par nos voisins indésirés. Tant que nous avons assez d’espace  » pour respirer », cela passe encore. Mais lorsque survient l’heure de pointe, c’est la crise. Nous nous retrouvons littéralement collés à nos nouveaux amis et, de passable, la situation devient franchement désagréable.

Cette modification de notre état interne est directement liée à la distance qui nous sépare des inconnus environnants. L’anthropologue Hall, créateur de la proxémie a théorisé le phénomène et mis en évidence plusieurs distances (intime, personnelle, sociale et publique) dont nous avons besoin selon les contextes de communication. Il est intéressant de noter que les distances séparant ces différentes « bulles de protection » sont dépendantes de notre contexte culturel. Ainsi, si en France la distance réservée aux interactions intimes est d’une quarantaine de cm (distance séparant 2 personnes qui se serrent la main), elle est plus importante de 10 cm aux Etats-Unis. Et pour en revenir aux heures d’affluence, nos voyants d’intrusion non autorisée de distance intime sont au rouge, ce qui explique le malaise ressenti.

De la même manière tout contact fortuit, coup d’épaule, caresse discrète – pourquoi n’y a t-il que des frotteurs mâles ? – ou encore regard prolongé est vécu comme une agression directe et provoque immédiatement un rejet. Les secousses dans le métro ne sont pas tant désagréables pour le déséquilibre qu’elles procurent, mais bien pour le contact qu’elles entrainent avec nos voisins ! Tout autre stimulus mis en évidence par une trop faible distance (mauvaise haleine, détail physique disgracieux) accentuera bien évidemment le renfermement sur soi-même qui souvent constitue le seul rempart à la situation.

Néanmoins, la proxémie ne se suffit pas pour expliquer le malaise général. En effet, la gêne n’est pas la même quand nous sommes acteurs de notre situation. C’est le cas en boîte de nuit ou pendant un concert, mais pas du tout sur votre ligne quotidienne…

 

Victimes de l’ergonomie


« Ayez toujours une sortie de secours dégagée ! »
L’évolution de l’homme est assurée par sa faculté d’adaptation. Dans un environnement inadapté, les plus dominants s’imposent, les autres subissent.

 

Une injustice induite par la place occupée

Si le combat pour l’espace est bien réel dans le métro, c’est parce qu’il nous est imposé qu’il est désagréable ! Dans un livre très intéressant, José Ferreira détaille à quel point l’aménagement des places dans le métro parisien ne peut que générer stress et tension pour ses occupants.

Dans les rames classiques (que vous allez reconnaître avec ce qui suit), nous pouvons distinguer trois catégories principales de places : les places debout, les places assises sur strapontin et les places assises en carré. Le fameux « carré VIP ». En effet, c’est l’endroit où instinctivement nous pensons trouver la meilleure place : il est difficile d’accès, il possède des sièges fixes et permet de s’éloigner du « troupeau » constitué des personnes debout. Ces places ô combien désirées pour un long trajet sont donc ardemment convoitées et leurs occupants jalousés par leurs voisins moins bien lôtis. Les places sur strapontins constituent ensuite la deuxième meilleure option pour voyager un peu plus confortablement. Ils sont cependant à double tranchant car il est souvent nécessaire de se relever en cas de forte affluence. En se relevant, la personne assise doit perdre son privilège et rejoint la « plèbe » qui n’a que ses jambes et les barres transversales pour bien se tenir.

Ainsi, la place attitrée induit une notion inconsciente de hiérarchie à trois niveaux. Pour améliorer son confort, chacun souhaitera passer à la classe supérieure et nourrira une envie secrète d’en détrôner ses occupants.

Accéder à la meilleure place avant son voisin

Après la course pour entrer dans le métro, la course pour avoir donc la meilleure place ! Certains n’hésiteront pas à bousculer leurs compagnons de voyage tout en feignant ne pas les remarquer pour s’accaparer d’une position plus avantageuse. Tous les moyens sont bons pour se retrouver en position de privilège, même s’assoir avant que l’occupant précédent ait fini de se lever ! Ces comportements inciviques sont dûs au nombre réduit de sièges et à leur difficulté d’accès. Impossible en effet de s’assoir (sans se faire des ennemis) si nous ne bloquons pas déjà l’accès à nos concurrents. La solution ? A la place de carrés fermés et de strapontins, aménager de longues lignes de sièges comme dans les métros de New-York ou Tokyo. L’accès en serait simplifié et bien plus égalitaire.

L’inconfort généreusement partagé

Le mauvais aménagement des places couplé à un accès difficile peut donc pousser certains usagers (toujours les autres, cela va de soi) à agir égoïstement au détriment du groupe. Et pourtant, une simple analyse factuelle montre que les places recherchées sont loin d’être idylliques ! Le carré VIP par exemple est l’endroit le plus inconfortable pour tout être humain normalement constitué (comprendre « possédant des jambes et des épaules ») ! Slalom d’insertion pour atteindre la place. Position assise recroquevillée sur une fesse pour ne pas heurter les genoux d’en face. Cohabitation avec les épaules de son voisin qui a continué de grandir après ses 12 ans. Le prix pour ne pas se mélanger avec le troupeau est élevé !

Même constat pour les strapontins, surtout pour les plus proches de la porte du wagon. L’occupant s’expose à une gêne continuelle à chaque sortie et entrée, gêne qui fera fréquemment naître le besoin de se relever. Besoin qui d’ailleurs n’est jamais ressenti uniformément ! Je me souviendrai longtemps d’un collègue, qui ayant du mal à s’insérer dans le faible espace disponible, posa la question suivante à la « charmante » dame assise qui ne daignait pas se lever : « Mais madame, dans le petit texte ‘en cas d’affluence, ne pas utiliser les strapontins’, c’est quoi le mot que vous ne comprenez pas ? ‘Affluence’ ou ‘strapontin’ ? ». Moment magique, assez rare hélas… Nous préférerons souvent marcher sur les pieds du récalcitrant ou anéantir sa distance intime avec un sac ou vêtement, mouillé de préférence. Affirmer ainsi son bon droit permet de transmettre une partie de son stress à son voisin, victime lui aussi de la configuration inadaptée du lieu.

En ce qui concerne les places debout, il nous fallait aussi une compétition. Ca sera la position de la main sur la barre de maintien : premier arrivé, premier servi ! Aux autres de se tordre le poignet ou aller ailleurs ! La règle reste toujours de ne jamais toucher l’autre. Un contact sur la main étant ressenti comme une violation intime. Ici aussi, on prendra un malin plaisir à remettre un étourdi à sa place. Celui qui par exemple s’adosse confortablement à la barre en dépit du nombre de congénères qui l’entourent. Une bonne phalange dans le dos, une légère bousculade et nous y sommes !

Environnement VS communication

A ce stade, nous savons donc que le métro génère du stress chez ses usagers. Que celui-ci est exacerbé par l’ergonomie inopportune des compartiments. Ergonomie qui peut alors pousser les individus à communiquer leur frustration et inconfort à leurs voisins qui feront de même, etc. Une question émerge alors, celle d’ailleurs qui m’a interpellée en tout premier lieu dans cette étude : pourquoi ne pas utiliser la parole pour décrire nos sensations et nous adapter tous ensemble à cet environnement ? Pourquoi ne parlons-nous pas dans le métro ?

 

Mutisme : un conformisme inconscient ?


« Leurs fonctions cérébrales sont réduites au minimum »
Au fond de notre bulle individualiste, nos instincts primitifs d’adaptation au groupe continuent à nous déterminer.

 

Ne pas être montré du doigt

Le passager qui discute calmement au téléphone… en hurlant (des fois que son interlocuteur soit de l’aure côté de la vitre). Le sans-emploi qui n’a pas mangé « depuis dimanche » et qui quémande « une petite pièce ou un ticket restaurant ». L’accordéoniste Roumain accompagné par son caddie-stéréo-artisanal et par son fils qui crie à ses côtés s’il a moins de 10 ans, joue du tambourin au delà… Ces différents acteurs ont tous un point commun : ils ne passent pas inaperçus et procurent une agréable sensation de soulagement… lorsqu’ils quittent enfin notre wagon !

Sortir de l’ordinaire et se faire remarquer, c’est prendre le risque d’être nous aussi perçus comme des éléments perturbateurs. Cette règle, bien que tacite, s’avère être un facteur déterminant pour prendre la parole dans le métro ! Si on met de côté les hurleurs téléphoniques ponctuels et les étudiants exubérants que nous croisons le samedi soir, une bouteille à la main, les seules personnes qui prennent régulièrement la parole dans le métro sont celles qui l’utilisent pour mendier. Pas étonnant que nous n’ayons d’attrait naturel à les imiter.

Un comportement collectif auto-alimenté

Le mimétisme est donc le point intéressant ici. Pour ne pas ressembler à un fauteur de trouble, nous allons chercher un modèle neutre, adapté, calme… l’archétype du passager. Et quel va être cet archétype ? C’est le groupe que nous allons rejoindre lorsque les portes s’ouvriront qui le déterminera ! En effet, de nombreuses études, comme l’expérience de Asch montrent qu’un individu s’adapte naturellement au groupe qui l’accueille, surtout si ce dernier fait preuve de cohésion. Et quelle meilleure cohésion peut-on trouver qu’une armée de zombies au regard figé et silencieux ! Une illustration simple et amusante de mise en situation dans un ascenseur – qui n’est pas sans rappeler certaines contraintes du métro – permet de mettre en évidence les mêmes résultats !

Ici encore, l’environnement influe sur notre comportement ! Et si la plupart du temps nous ne décrochons pas un mot, il suffit de se retrouver en population restreinte (2, 3 personnes) ou dans un contexte rassemblant (libération de l’occupation nazie, victoire de notre pays en coupe du monde) pour briser nos barrières, nous intéresser à nos voisins et partager nos expériences. Ce genre d’événement n’est hélas – ou heureusement – pas assez fréquent pour rendre notre expérience quotidienne naturellement positive.

 

Survival kit : sortir du marasme


« Tirez leur dans la tête ! »
Les vérités de demain sont issues des expériences d’aujourd’hui.

 

S’évader

S’il n’est pas possible de décaler ses trajets afin d’éviter les heures de pointe, des activités peuvent permettent d’amoindrir la sensation d’inconfort extrême. Ce n’est pas un hasard si beaucoup de personnes s’adonnent par exemple à la lecture, écoutent de la musique ou jouent sur leur smartphone. J’ai personnellement investi dans un e-reader pour faire d’une pierre deux coups : occuper le temps agréablement et résoudre les problèmes de place (5 livres dans la poche, pas de marque-page). Et si aucune de ces activités ne vous convient, vous pouvez toujours vous positionner face à une fenêtre et ainsi éviter les vis-à-vis immédiats tout en rétablissant votre distance intime.

Faire des choix stratégiques

Une tendance intéressante mérite d’être discutée : le placement sur le quai en attendant le métro. Habitués à notre trajet, nous savons par expérience où nous situer pour être en face de la sortie une fois arrivés. Cela optimise notre trajet et, ne l’oublions pas, favorise nos chances d’arriver premier dans cette course à l’air libre. Le hic, c’est que beaucoup adoptent cette technique. On observe donc souvent une plus grande concentration de passagers dans les rames à proximité des principales sorties. A vous donc de faire le compromis entre le confort de transport et les quelques minutes, voire secondes que vous économiserez !

Autre astuce pour ne pas vous retrouver complètement écrasé : le positionnement dans la rame. Il s’agit de trouver la place la plus adaptée pour votre trajet. Ainsi dans les trajets longs et en surpopulation, privilégiez les places assises VIP côté fenêtre. C’est l’endroit où vous serez le moins dérangé. Lorsqu’il y a moins de monde, une place discrète mérite toute votre attention ! C’est la mystérieuse place « strapontin-échelle ». Mystérieuse, car on se demande bien à quoi pourrait servir l’échelle étant donné que le toit ne laisse apparaître aucune ouverture. Stratégique car elle n’a pas de voisin direct et laisse donc à son occupant toute la place nécessaire pour ses jambes et épaules. Enfin, lorsque la fin du monde se fait sentir et que se presser contre les autres est la seule option, choisir l’espace entre les deux barres verticales de maintien qui pourront alors vous servir de remparts.

Soyez rebelles !

Si malgré tous vos efforts et calculs vous n’êtes toujours pas à votre aise, il reste encore une solution : faire fuir les gens ! Il suffit de simuler une maladie très contagieuse ! Faîtes juste l’expérience d’éternuer plusieurs fois d’affilée (en prenant bien soin d’oublier de mettre la main devant le visage), puis de retirer looonguement « les restes » de l’intérieur de votre nez avec un mouchoir… Vous verrez que les gens prendront naturellement leurs distances ! Et s’il est trop dur pour vous de garder votre sérieux, ou que vos talents d’acteurs laissent à désirer, sortez le bazooka et dégustez un bon vieux sandwich au camembert affiné comme il se doit, emballé préalablement dans un mètre de papier aluminium très bruyant ! Effet garanti !

Et enfin, dernière méthode dont j’ai pu observer les effets redoutables : oser la communication interdite ! C’est ainsi que j’ai été témoin de la scène suivante en rentrant un soir : Voyant un accordéoniste entrer dans la rame, un passager d’âge moyen en costume, l’air sérieux et pressé (quoi de plus normal quand on décide de s’étrangler toute une journée avec une cravate) se lève dans un grognement, et lance haut et fort : « Ah non ! Pas question que vous vous mettiez à jouer de votre truc ici ! Les gens en ont marre ! Ils sont fatigués ! Ils veulent du calme ». Et, sortant son portefeuille de sa poche, il ajoute : « Voilà ! Je vous donne 5 euros et vous ne jouez pas ! Ok ? ». Et il pose sur la sono à roulettes un billet sous les yeux médusés de son propriétaire et les miens, brillants d’admiration ! Voilà, vous savez maintenant comment faire !

 

Pour conclure…

L’étude fut dense et je m’en excuse. Néanmoins, si vous l’avez lue jusqu’ici, vous savez comment l’environnement peut nous transformer en zombies et quelles armes vous pouvez utiliser pour y survivre ! Cependant, il y a des jours où ça ne sera pas suffisant. Ces jours-là, sachez renoncer et prenez un vélib !


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bloculus

Je suis convaincu que la communication est la base de tout succès ou échec dans nos vies. Et bien souvent, elle est le fruit d’une histoire, d’un environnement et du cadre qu’il impose… C’est l’origine de ma passion pour les 3 sujets de ce blog : communication, psychologie, sociologie.

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